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Y-a-t-il un espoir de voir toutes les chirurgies esthétiques remboursées par la Sécurité Sociale ?

Chirurgie du nez, plastie faciale, augmentation mammaire,… nombreuses sont les opérations  qui oscillent entre le volet esthétique et réparateur. Pour les mutuelles et les assurances-maladie, la différence ne fait pas l’ombre d’un doute. La chirurgie réparatrice ou encore reconstructrice est la seule à être remboursée et prise en charge par la sécurité sociale, à la différence de la chirurgie esthétique qui est considérée comme accessoire et facultative.

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Mais il est vrai à dire que la frontière est extrêmement fine, en effet les 2 branches sont parfois réunie dans une seule intervention, à titre d’exemple la rhinoplastie a pour objet de corriger des déviations ostéo-cartilagineuses d’origine génétique ou suite à un traumatisme.

En ce qui concerne la réduction ou l’augmentation mammaire, certaines mutuelles peuvent la considérer comme correctrice et donc elle sera remboursable surtout lorsqu’elle est liée à la mastectomie. Toutefois, il faudra soumettre une demande d’entente préalable à la Sécurité sociale pour que ce type d’acte chirurgical soit pris en charge.

Par contre, pour corriger la ptose, les femmes doivent encore se patienter pour la voir classé dans le volet réparateur. Et en attendant, elles peuvent s’orienter vers l’étranger. A titre d’exemple, le prix du lifting seins en Tunisie est beaucoup moins cher qu’en France ou en Europe, ce qui rend négligeable, l’intérêt du remboursement de la sécurité sociale ou des autres assurances maladie.

Pour les autres interventions visant à réparer un problème esthétique congénital qui défigure le visage (oreilles décollées, nez déformé,…), il est possible qu’elles seront inclues dans la branche chirurgicale correctrice, donc elles seront remboursables comment toute chirurgie générale.

Il reste à dire que toutes les brûlures, morsures et cicatrices causées par une maladie ou un accident sont prises en charge. S’il est (pré)cancéreux, l’enlèvement d’un grain de beauté peut faire l’objet d’un remboursement.

Donc pour conclure, il faut vraiment étudier au cas par cas les désagréments esthétiques de chaque patient et d’établir un bilan sur ses répercussions sur la vie quotidienne de l’individu.

 

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